Ratification des traités européens + révisions constitutionnelles = perte de souveraineté.

L’incidence de la ratification des traités européens sur la constitution française

  • RAPPEL
La constitution de la 5ème République, promulguée le 4 octobre 1958, a été adoptée par le peuple français, soumis à référendum, par une très large majorité de 79,25 % de voix « pour », 20,75 % de voix « contre »,  et une faible abstention de 15,6 %.
Notre constitution prévoit les conditions de ses révisions constitutionnelles dans ses articles 11 et 89. L’article 11 permet la révision en ayant exclusivement recours au référendum tandis que l’article 89 autorise soit la consultation du peuple, à travers le référendum, soit l’avis du congrès, à savoir le vote majoritaire des 3/5 des députés et sénateurs réunis en une même assemblée. Une polémique subsiste concernant l’application de l’article 11. D’aucuns pensent que cet article concerne uniquement des modifications législatives et non constitutionnelles. Mais c »est un autre sujet, que nous n’aborderons pas ici.consti
La constitution française a été modifiée à 23 reprises depuis sa promulgation en 1958.
– Une seule fois, en octobre 1962, en utilisant l’article 11 et la voie référendaire, instituant l’élection du président de la République au suffrage universel en remplacement du collège des grands électeurs.
– Vingt deux fois en utilisant l’article 89. Au cours de ces 22 reprises, une seule fois le peuple a été sollicité par référendum, à savoir en septembre – octobre 2000, sur le sujet de la durée du mandat du président de la République, réduit de 7 à 5 années, objet de la loi constitutionnelle n°2000-964 du 2 octobre 2000. Toutes les autres fois, à savoir à 21 reprises, c’est le congrès qui s’est prononcé. Le peuple a, systématiquement, été écarté des décisions de première importance que le concernait.
  • CONSTAT
La constitution est l’ensemble des règles qui régissent l’organisation d’un Etat, qui disposent des rôles impartis à chacun de ses organes en assurant la séparation des pouvoirs. La constitution est le cadre juridique suprême d’un Etat. Elle est supposée garantir la puissance du peuple.
Les modifications constitutionnelles sont, par conséquent, d’une extrême importance et devraient faire l’objet d’un large débat au sein de la société puisque toutes les Françaises et tous les Français sont intimement concernés par ces changement constitutionnels.
De 1958 à 1992, soit au cours d’une période de 34 ans, la constitution a été modifiée à 4 reprises.
– Une première fois en 1962, par le truchement de l’article 11 et la procédure du référendum pour décider de l’élection du président de la République au suffrage universel.
– Une seconde fois en 1963.  Application de l’article 89 et de la procédure du congrès. La loi constitutionnelle 63-1327 a modifié la date des sessions parlementaires.
– Une troisième fois en 1974. Application de l’article 89 et de la procédure du congrès. La loi constitutionnelle 74-904 a permis l’extension du droit de saisine du conseil constitutionnel à 60 députés ou 60 sénateurs.
– Une quatrième fois en 1976. Application de l’article 89 et de la procédure du congrès. La loi constitutionnelle 76-527 modifiait les règles de campagne électorale lors des élections présidentielles en cas de décès ou d’empêchement d’un candidat.
 le-traite-de-lisbone
De ce 4 modifications, celle de 1962 était, sans contestation aucune, celle qui avait le plus d’incidence sur le pouvoir souverain du peuple. Pour cette raison, c’est le suffrage de celui-ci qui a été sollicité. Les 3 autres modifications portaient sur des sujets plutôt techniques, sans véritable incidence sur la souveraineté du peuple.
De 1992, date de ratification du traité de Maastricht, à 2008 (ratification du traité de Lisbonne le 13 décembre 2007), soit au cours d’une période de 16 années, la constitution a été modifiée à 19 reprises, une seule fois par référendum, toutes les autres fois par la procédure du congrès.
Nous pouvons d’ores et déjà faire une  première remarque. Sur une période de 34 ans, avant le traité de Maastricht, la constitution de la 5ème République a été modifiée à 4 reprises. Après cette date, sur une période de 16 années, elle l’a été à 19 reprises !
Nous allons examiner les raisons de ces modifications constitutionnelles, à forte répétition, et de leur incidence sur la souveraineté nationale et la puissance du peuple.
– En 1992, procédure du congrès, la loi constitutionnelle 92-554 a eu pour but principal d’insérer dans la constitution un nouveau titre, le titre XIV :  « des communautés européennes et de l’Union Européennes ».  Cette modification constitutionnelle a été rendue nécessaire parce que le conseil constitutionnel, les « sages de la République », avaient remarqué que certaines dispositions du traité de Maastricht étaient « anticonstitutionnelles » puisqu’elles organisaient des « transferts de compétences, donc de souveraineté » de la France vers l’Union Européenne. Alors que le traité de Maastricht avait été adopté par référendum à l’aide d’une faible majorité, 51,04% des suffrages « pour », le congrès, rassemblé pour la modification constitutionnelle rendue nécessaire par l’adoption de ce traité, a voté très majoritairement pour celle ci par 592 « pour » et « 73 » contre.
– En juillet 1993, procédure du congrès, la loi constitutionnelle 93-952, a institué la création de la cour de justice de la République chargée de juger de la responsabilité pénale des membres du gouvernement.
– En novembre 1993, procédure du congrès, la loi constitutionnelle 93-1256 permet l’insertion dans  la constitution  au titre VI des « traités et accords internationaux » un article 53-1 qui concerne le droit d’asile et ainsi rédigé : « La République peut conclure avec les Etats européens qui sont liés par des engagements identiques aux siens en matière d’asile et de protection des Droits de l’homme et des libertés fondamentales, des accords déterminant leurs compétences respectives pour l’examen des demandes d’asile qui leur sont présentées ».
– En 1995, procédure du congrès, loi constitutionnelle 95-880, portant extension du champ d’application du référendum, instituant une session parlementaire ordinaire unique, modifiant le régime d’inviolabilité parlementaire et abrogeant les dispositions relatives à la Communauté et les dispositions transitoires.
– En 1996, procédure du congrès, loi constitutionnelle 96-138 instituant les lois de financement de la sécurité sociale.
– En 1998, procédure du congrès, loi constitutionnelle 98-610 relative à la Nouvelle Calédonie.
– En janvier 1999, procédure du congrès, loi constitutionnelle 99-49 modifiant certaines dispositions concernant l’Union Européenne. A l’article 88-2 de la constitution est ajouté un alinéa rédigé ains : « Sous la même réserve et selon les modalités prévues par le traité instituant la Communauté européenne, dans sa rédaction résultat du traité signé le 2 octobre 1997, peuvent être consentis les transferts de compétences nécessaires à la détermination de règles relatives à la libre circulation des personnes et aux domaines qui lui sont liés ».
– En juillet 1999, procédure du congrès, loi constitutionnelle 99-568 relative à la cour pénale internationale.
– En juillet 1999, procédure du congrès, loi constitutionnelle 99-569 relative à l’égalité entre les femmes et les hommes.
– En 2000, par référendum, loi constitutionnelle 2000-964 relative à la durée du mandat du président de la République.
– En 2003, procédure du congrès, loi constitutionnelle 2003-267 relative au mandat d’arrêt européen. L’article 88-2 de la constitution et complété par l’alinéa suivant : « la loi fixe les règles relatives au mandat d’arrêt européen en application des actes pris sur le fondement du traité sur l’Union Européenne ».
– En 2003, procédure du congrès, loi constitutionnelle 2003-276 relative à l’organisation décentralisée de la République. De larges compétences et une autonomie accrue, sont confiées aux collectivités territoriales.
– En 2005, procédure du congrès, loi constitutionnelle 2005-204 modifiant le titre XV de la constitution : « de l’Union Européenne ». Des pans entiers de souveraineté sont abandonnés au profit de l’Union Européenne.
– En 2005, procédure du congrès, loi constitutionnelle 2005-205 relative à la charte de l’environnement.
– En 2007,  procédure du congrès, loi constitutionnelle 2007-237 concernant la Nouvelle Calédonie.
– En 2007, procédure du congrès, loi constitutionnelle 2007-238, modifiant le titre IX de la constitution «  La Haute cour » : « le président de la République n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité, sous réserve des dispositions des articles 53-2 et 68 ».
– En 2007, procédure du congrès, loi constitutionnelle 2007-239 relative à l’interdiction de l peine de mort.
– En 2008, procédure du congrès, loi constitutionnelle 2008-103 modifiant le titre XV de la constitution « de l’Union Européenne ». Des transferts massifs de compétences,  et donc de perte de souveraineté, sont autorisés par cette loi constitutionnelle.
– En 2008, procédure du congrès,  loi constitutionnelle 2008-724 portant sur la modernisation des institutions de la Vème  République. C’est une loi fourre-tout avec, par exemple, l’insertion de l’article 75-1 : « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France » ; l’insertion de l’article 88-4 : « le gouvernement soumet à l’assemblée nationale et au sénat, dès leur transmission au conseil de l’union Européenne, les projets ou propositions d’actes des Communautés européennes et de l’Union européenne ; Selon des modalités fixées par le règlement de chaque assemblée, des résolutions européennes peuvent être adoptées, le cas échéant en dehors des sessions, sur les projets ou propositions mentionnées au premier alinéa, ainsi que sur tout document émanant d’une institution de l’Union Européenne ».
 –
La constitution que nous appliquons aujourd’hui en France, est très éloignée de celle de 1958, adoptée par référendum par le peuple français. En effet, des transferts massifs de souveraineté ont été réalisés au profit de l’Union Européenne lors de la ratification des traités.  Ceci fut le cas lors  du traité de Maastricht, du traité d’Amsterdam et du traité de Lisbonne. Avant la ratification de ces traités, le conseil constitutionnel a relevé, à chaque fois, dans le contenu de ceux-ci, des dispositions anticonstitutionnelles. Alors, au lieu de se poser des questions sur l’anti constitutionnalité des traités, et de les faire modifier, le gouvernement français, en charge de la question, a adopté la posture inverse. Il s’est agi de rendre la constitution française « euro-compatible ». En réalité, l’anti-constitutionnalité des traités reposait systématiquement sur le fait que la France perdait de sa souveraineté au profit de l’Union européenne.
Lors de ces modifications constitutionnelles, les députés et sénateurs PS se sont retrouvés sur la même ligne de pensée que les députés et sénateurs UMP. En réalité, la droite « décomplexée » a voté dans le même sens que la « droite complexée » et inversement. Ainsi, sur le sujet de l’appartenance de la France à l’Union européenne, sur le sujet du transfert de souveraineté de la France vers l’U.E, il n’existe strictement aucun clivage « droite complexée – PS » et « droite décomplexée – UMP ». L’examen du résultat des votes à chaque session du congrès est éloquent à ce sujet. Ainsi, les différents groupes politiques français ont une position commune au sujet de l’Union européenne, de son fonctionnement et des transferts de souveraineté qu’elle impose. Il y a une concordance presque parfaite entre les députés et sénateurs de tout bord sur la question de l’Union européenne.  Ceci est en contradiction totale avec l’opinion des électrices et des électeurs français, qui se partagent tout autant  « pour » et « « contre l’U.E, autant le camp de droite que dans le camp de gauche.
A ceux qui souhaitent « une autre Europe » à ceux qui souhaitent « renégocier les traités », il faut rappeler que la modification de ceux-ci aurait été sans doute possible avant leur ratification. Aujourd’hui, tous les partis politiques, hormis l’UPR et le PRCF, prônent une « autre Europe » et/ou la « renégociation des traités ». Faut-il être mesquin, manipulateur, menteur, hypocrite et sournois  pour chanter les louanges d’une « autre Europe » d’être le chantre de la « renégociation » des traités alors que tous ces groupes politiques, depuis la ratification du traité de Maastricht en 1992, n’ont cessé d’amender la constitution, de la modifier, de la gommer d’une grande partie de sa souveraineté, de transférer des pans entiers des compétences de la Nation française à l’Union européenne. Tous ceux-ci viennent aujourd’hui faire le constat que l’Union Européenne ne fonctionne pas, qu’il faut « une autre Europe » qu’il faut « renégocier les traités ». De qui se moquent-ils ? Ils sont à l’origine de cette situation !
Lorsque l’on sait que tous ces partis politiques, veulent tous une « autre Europe », mais différente pour les uns et pour les autres, qu’une modification des traités nécessite l’unanimité des 28 membres de l’Union européenne (article 48 du TUE), alors, il faut se rendre à l’évidence que telle occurence ne peut pas se produire. Les traités sont irréformables. D’ailleurs, se serait sous-estimer le législateur européen que de croire qu’il a mal mesuré la portée des traités qu’il mettait en oeuvre. Ceci a été fait d’une manière mûrie et réfléchie L’objectif était bien d’affaiblir progressivement les différentes nations de l’Union européenne, de leur ôter leur souveraineté. Si les traités sont aujourd’hui définitivement figés, c’est par la volonté affichée de ceux qui ont concouru à leur élaboration. La France a donc perdu une grande partie de sa souveraineté en ratifiant ces traités européens, les uns après les autres, et en modifiant, en conséquence, la constitution de la 5ème République jusqu’à la réduire à peu de chose.
Il suffit de lire l’article 55 de la constitution actuelle pour se rendre compte que la souveraineté de la France, c’est à dire en langue française du quotidien, « sa capacité à prendre les décisions les plus favorables pour son peuple », a été transférée, dans sa plus grande partie, aux institutions européennes.
Article 55 : « Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie ».
A titre d’exemple, je voudrais citer, à mille lieues de toute exhaustivité :
– L’article 63 du TFUE qui autorise toutes les délocalisations.
– L’article 121 du TFUE qui subordonne la politique économique française aux recommandations faîtes par l’U.E.
– L »article 42 du TUE qui impose à la France la politique étrangère élaborée par l’Otan.
– L »article 106 du TFUE qui condamne à mort tous les services publics, désormais soumis à la concurrence libre et non faussée, sans protection de l’Etat français.
– L’article 123 du TFUE qui oblige la banque centrale française à emprunter sur les marchés privés, contre intérêts.
Ainsi, au fil des modifications constitutionnelles, la constitution du 4 octobre 1958, voulue par Charles de Gaulle, a perdu la majorité de la puissance qu’elle conférait au peuple de France. Après avoir été spoliée de sa souveraineté, la France aborde aujourd’hui la dernière étape de sa dislocation, préambule à sa disparition corps et biens. Il faut en effet lire avec une extrême application la loi constitutionnelle 2003-276 du 28 mars 2003 relative à l’organisation décentralisée de la République. Le contenu de cette loi est le poste avancé de la nouvelle carte des régions en France. Dans cette loi est inscrit le démantèlement de la France. Elle détermine une autonomie véritable des régions au détriment de l’Etat français. Ainsi, les 13 nouvelles régions de France sont prêtes à être pilotées depuis Bruxelles. Notre pays est englouti dans une nébuleuse dont presque personne ne comprend le fonctionnement. A ceux qui veulent « une autre Europe » à ceux qui veulent « renégocier » les traités je dis qu’il n’est pas trop tard pour examiner tous les tenants et aboutissants de la perte de souveraineté de la France. Ne vous laissez pas enfermer par la propagande échevelée diffusée à longueur de journée par les médias de grandes diffusion ? Ce ne sont que les agents publicitaires de l’oligarchie qui veut soumettre la France aux nouvelles féodalités que constituent aujourd’hui les multinationales, les cartels et les groupes industriels et pharmaceutiques.
Publicités

Les Attentats de novembre à Paris vont-ils se reproduire ? Informations et contre-informations.

Les attentats du 13 novembre à Paris ont fait 130 morts et 351 blessés. Pourquoi ces massacres ont-ils eu lieu ? Vont-ils se renouveler ? Avons-nous les moyens de les prévenir ?

Si vous voulez connaître les dessous de cette affaire, et prendre conscience des enjeux cachés, je vous invite à lire les lignes qui suivent. Il s’agit de prendre un peu de hauteur et de sortir du cadre restreint dans lequel nous sommes enfermés. Lever la tête du guidon en quelque sorte. Vous allez découvrir un monde que vous ne connaissez sans doute pas. Vous serez étonnés, comme je l’ai été. Toutes les informations que je pose sont vérifiables par le biais d’internet.bataclan

En préambule, en guise d’introduction, je vous dirai qu’il faut du temps, beaucoup de temps, pour se faire sa propre opinion sur un évènement quelconque, tout simplement parce qu’il faut confronter son jugement à la réalité des faits selon les sources d’information dont nous disposons.

Vous êtes-vous posé la question de savoir ce qui fondait la vôtre ? Comme la grande majorité des Françaises et des Français vous êtes quotidiennement noyés d’informations de toute nature. Les télévisions d’info en continu, les journaux, les radios, l’ensemble de ces vecteurs, concourent à vous dispenser de l’information. Mais, en réalité, une information orientée. Pourquoi ? Tout simplement parce que les médias de grande diffusion appartiennent pratiquement tous à des milliardaires. Je citerai Martin Bouygues (TF1, LCI, TV Breizh, TMC) ; Vincent Bolloré ( Canal+, I-télé, direct 8, télé 17, direct matin, daily motion) ; Patrick Drahi (libération, l’express, l’expansion, BFMTV, RMC radio) ; le trio Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse (le monde, 51% du monde diplomatique, l’obs, le courrier international, télérama, atlantico, causeur, le huffington post, les inrocks, radionova) ; Serge Dassault (le figaro et une dizaine de titres régionaux) ; François Pinault (le point) ; Arnaud Lagardère (elle, Paris match, le JDD, la radio Europe 1, Virgin radio ainsi que le groupe Hachette, c’est-à-dire presque toute l’édition française).

Tout ceci pour que vous compreniez que les informations que vous recevez à travers ces médias de grande diffusion sont biaisées, vont dans le même sens, c’est-à-dire dans celui des intérêts des gens qui les possèdent, d’une oligarchie dominante, puisqu’il faut bien appeler les choses par leur nom, à laquelle ni vous, ni moi, n’appartenons. Il faut savoir que la presse française est soutenue à bout de bras par l’Etat qui verse annuellement des subventions très importantes qui se comptabilisent en millions d’euros. Ce sont vos impôts qui sont mis à contribution pour ce faire. « le figaro », par exemple, perçoit 18 millions d’euros ainsi que « le monde ». Posez-vous donc la question de savoir pourquoi des milliardaires, par ailleurs toujours sur la brèche de la rentabilité, font l’acquisition d’organes de presse déficitaires ? La presse, ainsi que les autres médias, comme vous le savez, constituent ce que l’on nomme communément « le quatrième pouvoir ». Celui qui détient la possibilité de sélectionner l’information, de la  « commenter » et de la diffuser, détient, d’une manière évidente, le pouvoir d’orienter les opinions. Prenons un exemple, les sondages dont la presse se fait l’écho. Qui sont les commanditaires de ces sondages et pourquoi sont-ils souhaités ? Il faut savoir que les sociétés de sondage sont des entreprises privées qui réalisent des bénéfices, bien sûr, mais qui doivent « satisfaire » leurs clients, c’est une évidence. Des techniques de manipulation très fines existent lors de la préparation des sondages. Ceux-ci favorisent, d’une manière non négligeable, le vote des électrices et des électeurs, sans même que vous vous en rendiez compte. Alors, ne soyez pas dupes. Un sondage cela coûte très cher. Celui qui « investit » dans un sondage attend un retour sur investissement. Il ne s’agit pas d’autre chose. J’espère que vous le comprenez. Le résultat obtenu aux élections, pour un candidat donné, est très fortement corrélé à son exposition médiatique. C’est un phénomène connu qui a été scientifiquement étudié (1).

Ceci écrit, revenons-en aux attentats sanglants de novembre à Paris. Prenons un peu de distance et remontons le temps jusqu’en 1945. Cette année-là, au mois de février, le président des Etats Unis d’Amérique Franklin Roosevelt, qui vient de participer à la conférence de Yalta, signe, avec le roi d’Arabie Saoudite, Ibn Séoud, le pacte de « Quincy » du nom du croiseur américain sur lequel la rencontre a eu lieu (2). Ce pacte est signé pour une durée de 60 ans et a été renouvelé pour 60 nouvelles années, en 2005, par Georges W. Bush. Ces accords s’articulent en 5 points, dont les trois premiers sont les suivants. Soyez attentifs.

1°) La stabilité de l’Arabie Saoudite, fait partie des « intérêts vitaux » des Etats Unis qui assurent, en contrepartie, la protection inconditionnelle de la famille Saoud et, accessoirement, celle du royaume contre toute menace extérieure éventuelle.
2°) Par extension, la stabilité de la péninsule arabique et le leadership régional de l’Arabie Saoudite font aussi partie des « intérêts vitaux » des Etats Unis.
3°) En contrepartie, le Royaume garantit l’essentiel de l’approvisionnement énergétique américain, la dynastie saoudienne n’aliénant aucune parcelle de son territoire, les compagnies concessionnaires ne seraient que locataires des terrains.
Les autres points portent sur le partenariat économique, commercial et financier saoudo-américain ainsi que sur la non-ingérence américaine dans les questions de politique intérieure saoudienne.

La connaissance de l’existence de ce pacte de Quincy est déterminante pour comprendre l’état des forces en présence au moyen et proche orient. Pour mettre en perspective les attentats odieux de Paris et l’existence de « Daesh », il faut savoir que l’Arabie Saoudite est une monarchie absolue islamique sunnite. Cet islam sunnite comporte 4 courants dont le wahhabisme, courant fondamentaliste, celui dont se réclame « Daesh ». En Arabie Saoudite est pratiqué un islam rigoriste, tenant du wahhabisme. Le droit des femmes y est inexistant, on y pratique la charia, la justice y est expéditive (femmes lapidées, doigt, main et tête coupés selon les faits reprochés). L’Arabie Saoudite, ainsi que le Qatar d’ailleurs, revendiquent ainsi la même pratique de l’Islam que « Daesh ». Il faut le savoir. Ceci n’est pas le cas de l’Iran, dont l’Islam est Chiite. Ce n’est pas non plus le cas de la Syrie, dont la majorité est, comme en Iran, Chiite mais qui est, en principe, un pays laïc, lequel protège ainsi toutes les minorités (sunnites, chrétiennes, juives et orthodoxes). Vous aurez donc compris que l’islam de l’Arabie Saoudite et du Qatar s’oppose à celui de l’Iran et de la Syrie. C’est un premier point pour la mise en perspective.

Le deuxième point nous conduit vers les immenses réserves de gaz naturel que possède le Qatar. Ce pays est le 5ème producteur mondial de gaz (après les USA et leur gaz de schiste, la Russie, le Canada et l’Iran). La Russie est le principal fournisseur de gaz de l’Europe. Pour contourner « l’ours russe », l’idée et le projet d’un gazoduc a germé au moyen orient, lequel transporterait le gaz du Qatar, à travers l’Arabie Saoudite d’abord (ou l’Irak), puis la Jordanie ensuite, en passant par la Syrie et la Turquie mais aussi une bifurcation vers Israël. Le but principal de ce projet est triple : casser le monopole gazier russe en Europe, libérer la Turquie de sa dépendance au gaz iranien, donner à Israël une chance d’exporter son gaz vers l’Europe par voie terrestre et à moindre coût. Il s’agit donc de géopolitique et de géo-économie. Je fais simple, il y a d’autres facteurs, mais ne compliquons pas cette affaire.

En 2011, le Qatar a lancé un ultimatum au président syrien Bashar Al Assad pour faire passer le gazoduc Qatar-Turquie sur le territoire syrien. Assad a refusé et, défiant le Qatar, a décidé de s’allier avec l’Iran et l’Irak pour construire un gazoduc amenant le gaz iranien jusqu’en méditerranée en direction des marchés européens. Vous aurez donc compris que la guerre contre le président de la Syrie, Bashar Al Assad, est une guerre pour la domination du marché des ressources énergétiques. Il y a des profits colossaux en jeu.

Questionnez-vous donc. Pourquoi ne pas s’en prendre à la Corée du Nord et à  Kim Jong-un ? C’est un dictateur sanguinaire dont le pays veut développer l’arme atomique. Pourquoi faut-il destituer Bashar Al Assad ? Il lui a été reproché d’avoir utilisé des armes chimiques contre son peuple. Il a été démontré que ceci était absolument faux. Comme cela fut exactement le cas pour l’Irak de Saddam Hussein. Il lui est reproché maintenant d’être un tyran, qu’il doit partir et céder sa place. Mais à qui et pourquoi ? Qui décide, qui est le juge ? Alors, prenons un peu de recul et réfléchissons.
La Syrie était un état laïc dans lequel différentes communautés pouvaient vivre en paix et sans heurt. Pourquoi fallait-il donc s’attaquer à la Syrie lorsque les voisins de ce pays, l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Bahreïn sont des dictatures incomparablement bien plus sévères et obscurantistes ? Vous aurez compris que le pacte de Quincy s’applique et que les intérêts des USA vont à l’encontre de cette idée de maintien de la paix dans un état laïc. Il ne s’agit donc que d’intérêts financiers et de géostratégie. Le développement de « Daesch » fut l’abjecte solution trouvée pour combattre Bashar Al Assad. Il s’agit, en réalité, d’une guerre de religion, des Sunnites radicaux contre des Chiites. C’est un secret de polichinelle que de dire que ce sont l’Arabie Saoudite et le Qatar qui supportent financièrement et militairement « Daesh ». Il est également connu que le pétrole dérobé en Syrie est vendu par « Daesch » à la Turquie (3). Les attentats de Paris du 13 novembre 2015 ont été revendiqués par « Daesh ». Dans ces conditions, les gouvernements français de Nicolas Sarkozy d’une part, et de François Hollande, d’autre part, ont une responsabilité accablante dans le soutien à « Daesh ». En effet, la France est « l’amie » du Qatar, pays qui bénéficie d’un avantageux accord fiscal en France et y investit à tour de bras. L’Arabie Saoudite, quant à elle, achète des moyens militaires (avions et armes), ces moyens qui sont par la suite utilisés par « Daesh » pour mener sa guerre en Syrie et former des djihadistes.

Vous ne pouvez remédier aux effets d’une cause sans vous attaquer à celle-ci. Ainsi, pour utiliser une métaphore, si une avarie survient  sur un bateau, vous pouvez bien sûr écoper, vous pouvez même écoper en équipe, vous pouvez même installer une pompe de cale performante, mais ceci ne réglera pas la cause du problème qui est l’avarie. Sans colmatage de celle-ci vous n’arriverez pas à résoudre définitivement le problème et c’est bien un naufrage qui vous attend. Pour combattre « Daesh » il en va de même. Vous pouvez mettre en place toutes les mesures de sécurité que vous voudrez, vous pouvez prendre toutes les mesures d’urgence et restrictives de liberté qui vous passeront par l’esprit que cela ne changera rien, les risques d’attentat en territoire français ne feront que s’accroître mettant en péril la paix civile. La seule solution est celle qui consiste à « assécher » Daesh. Priver ce conglomérat djihadiste de ses ressources et de ses moyens. Cela passe nécessairement par une posture politique différente envers la Turquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite. Il se trouve que la Turquie fait partie du commandement intégré de l’OTAN, comme la France, et que le Qatar et l’Arabie Saoudite sont nos « amis », avec lesquels nous faisons du commerce et de bonnes affaires.
Pour éviter que les attentats ne se reproduisent, il faudrait mettre en place une politique de rupture en rapport avec ce qu’elle est aujourd’hui à savoir notre soutien au Qatar, à l’Arabie Saoudite et à la Turquie. En politique, il n’y a pas de pays « amis », il n’y a que des intérêts. Les intérêts « vitaux » des Etats Unis d’Amérique ne sont pas ceux de la France. Par ailleurs, les USA ne voient pas arriver sur leur sol des djihadistes kamikazes. Notre appartenance à l’Union Européenne nous fait participer à des guerres illégales, telles que celle de Syrie ou de Libye. Il faut savoir que sans la demande du chef d’Etat concerné, ou d’une résolution du conseil de sécurité de l’ONU, une guerre est totalement illégale au regard du droit international. C’est le cas pour celle qui se déroule en Syrie. Aucune résolution du conseil de sécurité n’a été prise à l’ONU concernant ce pays. La Syrie est reconnue par l’organisation des nations unies où elle possède un ambassadeur. Savez-vous que l’article 42 du traité sur l’union européenne –TUE-, que doit respecter la France à travers la politique européenne de sécurité et de défense –PESD-, est subordonnée à celle de l’OTAN ? L’OTAN dirigée par les USA ! Savez-vous que pour adhérer à l’Union Européenne les pays candidats doivent, au préalable, intégrer l’OTAN et faire ainsi allégeance aux USA ? Savez-vous que l’Union Européenne a versé 6 milliards d’euro en 6 ans au titre de « fonds de remise à niveau » à la Turquie pour qu’elle se prépare à entrer dans l’Union Européenne ? Savez-vous que la part de la France, lors de ces versements, se monte à 1 milliard d’euros ? Savez-vous que le 18 octobre 2015, Angela Merkel, en visite en Turquie, a indiqué au président turc Erdogan que s’il contribuait à aider l’UE dans son problème avec le flux migratoire en provenance de Syrie, elle favoriserait son entrée dans l’Union Européenne ? Jusqu’à ce jour l’Allemagne était réticente à l’entrée de la Turquie dans l’UE.

De tout ceci il faut conclure que notre appartenance à l’Union Européenne nous entraîne vers des guerres illégales et des difficultés économiques majeures. En effet, les décisions de politique économique sont presque toutes prises, en ce qui concerne la France, par la Commission Européenne à Bruxelles. C’est pour cette raison que, quoi que vous fassiez, voter à gauche ou voter à droite, vous avez la même politique économique. Pour sortir de ce désastre, il n’y a qu’une seule solution, une seule : sortir de l’Union Européenne et de l’OTAN. Faisons rapidement le point. Quel parti politique propose ce genre de programme ? Un seul, il est inconnu du grand public malgré ses presque 10.000 adhérents soit bien plus que beaucoup de partis qui passent en boucle sur les grands médias. Il s’agit de l’UPR, l’Union Populaire Républicaine.
J’ouvre ici une parenthèse, qui va vous étonner et vous aurez même des difficultés à me croire. En effet, ni le NPA, ni le parti communiste, ni le Front de gauche, ni Nouvelle Donne, ni Nous citoyens, ni le P.S, ni les Républicains, ni Debout la France, ni le Front National ne proposent de sortir la France de l’Union Européenne et de l’OTAN. Les « grands » médias font comme si le Front National ou DLF, partis dits « souverainistes », voulaient quitter l’UE. Il n’y a rien de moins vrai ! C’est un mensonge ! Ces deux partis veulent « renégocier les traités » avec leurs partenaires européens. Si vous prenez le temps de lire les programmes de gouvernement de ces deux partis, ou ne serait-ce que leur profession de foi, vous vous en rendrez compte immédiatement. J’ai pris le temps de le faire. Je vous mets au défi de trouver une seule ligne dans ces programmes et professions de foi qui concernerait la sortie de l’Union Européenne.  Jamais il n’est question de sortir de l’UE, toujours de « renégocier les traités ». Or, il faut savoir que, selon l’article 48 du TFUE, traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne, les traités ne peuvent être modifiés qu’à « l’unanimité » des 28 chefs d’Etats et de gouvernements. Avez-vous compris la supercherie ? Imaginez, Marine le Pen ou Nicolas Dupont Aignan arrivés au pouvoir. Ils veulent mettre en place leur programme de gouvernement, celui qu’ils ont présenté aux Françaises et aux Françaises, dans lequel il est question de « renégocier les traités », en matière économique par exemple, en matière migratoire, autre exemple. Il s’agit donc, pour ce nouveau chef de l’Etat, de convaincre 27 autres chefs d’Etats qu’il est nécessaire de modifier les traités afin d’appliquer leur programme de gouvernement. Vous êtes-vous posé la question de savoir si les autres 27 chefs d’Etats et de gouvernement seront d’accords, tous ensemble, pour modifier les traités et aller dans le sens de Marine le Pen ou de Nicolas Dupont Aignan au détriment de leur propres intérêts ? Ceux qui vous disent qu’ils vont « renégocier les traités » vous prennent pour des imbéciles, ils se moquent de vous. Ils ne vous respectent pas. Il est impossible que la politique voulue en France par MLP ou NDA coïncide avec celle souhaitée, dans leur propre pays, par les 27 autres chefs d’Etats et de gouvernements. C’est une véritable escroquerie et personne, jamais, ne vous en parle. Les médias de grande diffusion et les journalistes sont complices de cette propagande parce que les analystes politiques eux, le savent. L’exemple de Syriza en Grèce est symptomatique à cet égard. Alexis Tsipras n’a pu que se coucher. Il n’a eu aucune possibilité de négocier quoi que ce soit. Les traités sont autobloquants. Ne vous laissez pas berner. Des vagues ininterrompues  d’informations et d’analyses allant systématiquement dans le même sens, formatent les opinions d’une manière insidieuse. Les gens sont bien trop occupés, par ailleurs, pour avoir le temps nécessaire à la mise en perspective des informations et analyses contradictoires qui, pourtant, existent.

Je vous invite donc à consulter le site internet de l’UPR, à savoir UPR.fr. Il s’y trouve de très nombreuses conférences et de très nombreuses explications. Pas de celles, évidemment, que vous livrent les « grands » médias. L’UPR est un mouvement provisoire, mis en place pour redonner sa liberté à la France. Ce parti est totalement ostracisé, black-listé, interdit de paraître. Pourquoi ? D’une part, parce qu’il propose, de manière non équivoque, de sortir la France de l’UE, par l’article 50 du TUE et de l’OTAN, par l’article 13 du traité de l’atlantique nord. D’autre part, parce que son programme de gouvernement est trop « démocratique » et transgressif. Il souhaiterait redonner aussi le pouvoir au peuple français et pas seulement à ses élus.  En effet, il propose, tel que cela existe en Suisse, de mettre en place, dans la constitution française, le référendum d’initiative populaire, à décliner au niveau national et régional. Ainsi, pour les grands sujets de société tels que « le mariage pour tous » « l’énergie nucléaire », « la procédure de fin de vie » ou « la libéralisation du cannabis », les Françaises et les Françaises seront interrogés et c’est la majorité qui décidera. Avec de tels référendums, des dossiers comme celui de l’aéroport de  » Notre Dame des landes » ou du « barrage de Sivens » ne seront plus une source de perpétuels conflits. La majorité décidera du bien-fondé du projet. Le programme de l’UPR propose aussi de mettre fin à la procédure dite « du congrès » celle qui permet à nos élus de défaire et refaire la constitution sans s’adresser au peuple français. Je vous rappelle que la constitution européenne a été rejetée par référendum par les Françaises et les Français en 2005 mais que les députés et sénateurs, réunis en « congrès », ont accepté le traité de Lisbonne, l’équivalent de la constitution européenne. Le vote du  « congrès », à savoir la représentation du peuple français, est allé à l’encontre de l’avis de celles et ceux qu’ils doivent justement représenter. Un véritable déni de démocratie. L’UPR propose également de faire reconnaître le vote « blanc ». Ainsi, si lors d’une élection, le vote blanc arrive en tête, alors tous les candidats en lice sont automatiquement rejetés et doivent laisser leur place à d’autres. L’UPR propose aussi un seul renouvellement du mandat des politiques, et le non cumul, afin d’éviter la professionnalisation de cette charge. L’UPR propose également la nationalisation de toutes les sociétés qui délivrent de l’énergie, eau, gaz, électricité, et un développement des services publics que les traités européens sont en train de réduire à néant. L’UPR est un mouvement de libération nationale, qui rassemble les Françaises et les Français au-delà des partis, pour que la France retrouve toute sa capacité de décision. Il fonde sa philosophie sur celle du CNR, Conseil National de la Résistance, lequel a réuni, en 1943, lorsque la situation de la France l’exigeait, tous les partis de France, au cœur de la barbarie nazie. Les mesures décidées par le CNR ont été mises en place après la fin de la 2ème guerre mondiale. La sécurité sociale est née de cette manière, les allocations familiales également, ainsi que les comités d’entreprises et la justice spécifique des mineurs. Les sociétés Renault, SNCF, Air France ont été nationalisées,  des mesures radicales pour l’emploi et les salaires ont été adoptées. Je vous invite, pour celles et  ceux qui ne connaissent pas le programme du CNR, de le découvrir sur le net. C’est simplement impressionnant. Les décennies qui ont suivi sa mise en œuvre ont été appelées  » les jours heureux ». Toutes les réformes réalisées à la suite du programme du CNR tombent aujourd’hui l’une après l’autre sous les coups de boutoirs des politiques économiques décidées par l’Union Européenne. Le modèle français part à la dérive et bientôt il n’en restera rien sans un sursaut de toutes les bonnes volontés.

Non, l’Union Européenne, ce n’est pas la paix. Les guerres illégales, dans le sillage des USA, produisent leurs effets : des attentats terroristes et une tension grandissante avec la Russie et le monde arabo-musulman. Ce n’est pas non plus le plein emploi, vous l’aurez constaté. Le nombre de chômeurs en France n’a jamais été aussi élevé. Non, l’union ne fait pas la force lorsque les règles du jeu ne sont pas les mêmes pour tous les participants. L’Union Européenne aurait pu être quelque chose de grandiose. Malheureusement, ceux qui ont rédigé les traités européens avaient une autre vision, une vision pratiquement dictatoriale. En effet, c’est la Commission Européenne, organe non élu, qui possède, au sein de l’Union Européenne, le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. Le principe de la séparation des pouvoirs est totalement bafoué. Mais le « parlement européen » me direz- vous, il a bien une utilité. Oui, pour les sujets secondaires. Il existe 21 domaines pour lesquels la procédure de codécision n’est pas requise. Le parlement est simplement « consulté » mais son avis n’engage pas la Commission Européenne. Bien évidemment, vous l’aviez vu venir, ces 21 domaines sont les plus importants en ce qui concerne la politique économique de l’U.E. Par ailleurs, les traités ont évité sciemment d’harmoniser la législation des pays de l’U.E au plan fiscal, salarial, et environnemental. C’est ainsi que nous avons eu le « luxleaks ». Pour ceux qui l’ignorent, c’est ce scandale causé par 340 multinationales ayant trouvé « refuge » au Luxembourg, pays de l’U.E, où l’impôt sur les sociétés qui leur a été « facturé » était de moins de 5% de leurs bénéfices tandis qu’en France il aurait été de 33%. Cela s’appelle de l’évasion fiscale organisée. Mais, selon les traités, elle est légale. La France a donc perdu  plusieurs millards d’euros de rentrée fiscale, par année (4). Par exemple, le fameux « trou de la sécu » qui est aujourd’hui de 240 milliards d’euros, aurait pu être financé par ces rentrées fiscales qui ont, finalement, profité aux actionnaires de ces multinationales (pour en citer quelques une : Ikéa, Apple, Amazon, Google, Mc Donald’s). Au plan environnemental, l’UE a accepté l’utilisation des OGM, et la fracturation hydraulique est à l’étude, que nous le voulions ou non. Au plan salarial, les employés français se trouvent en concurrence directe avec des ressortissants de l’UE dont certains SMIC mensuels peuvent être de 184, 218, 300, 332, 333, 360 ou 410 euros (5). Ne vous étonnez pas que des travailleurs détachés viennent en mission sur le sol français. Ne l’ignorez pas, pour être compétitif un travailleur français devra se faire à l’idée que son traitement mensuel est programmé pour atteindre celui des pays de l’UE à bas coût salarial. Evidemment « l’harmonisation » ne pourra pas se faire par le haut. Il est déjà trop tard et l’oligarchie veille à ne pas trop dépenser en main d’œuvre. Puisque l’article 63 du TFUE permet toutes les délocalisations, qu’aucun gouvernement ne peut s’y opposer, même Arnaud Montebourg, chargé spécialement de ce sujet, s’y est cassé les dents, et a fini par démissionner, alors les grandes sociétés ne se privent surtout pas pour le faire. Elles délocalisent même hors Union Européenne puisque les traités le permettent également, et le chômage explose ! En octobre 2015 la France a connu une augmentation de 42500 chômeurs de la catégorie A. C’est une véritable catastrophe nationale. L’application des traités européens entraine le travail à l’extérieur de la France. Plus aucune protection n’est possible. La France ne maîtrise plus les données macroéconomiques qui lui seraient nécessaires. Elle n’est plus en mesure d’influer sur l’inflation ni sur le taux de change externe de l’euro. Il faut bien comprendre que ce processus qui est en œuvre, à travers les traités européens, ne pourra s’arrêter que lorsque la France sera arrivée au niveau salarial de la Roumaine, de la Slovénie ou de la Pologne, voire de la Tunisie ou du Cambodge. Vous avez donc votre destin entre les mains. Soit vous acceptez de continuer dans cette Union Européenne avec toutes les conséquences dramatiques que cela impose, soit nous sortons de cette prison. Votre seule arme est votre bulletin de vote. Ne vous trompez pas. Les partis leurres, ceux qui vous trompent, ceux qui veulent « une autre Europe », ceux qui veulent « renégocier les traités » sont des attrape-nigauds. Ne soyez pas crédules, ne tombez pas dans ces ruses grossières. Réfléchissez !  Nous avions donc,  dans notre escarcelle, le chômage et la précarité, nous devons y ajouter maintenant l’insécurité et l’angoisse, le cocktail est véritablement détonnant.

Sortir la France de l’UE serait un bienfait parce que l’Union Européenne ne produit rien. Les fameuses « subventions européennes » sont de la poudre aux yeux. Pourquoi ? Au sein de l’UE il y a les pays bénéficiaires nets et les pays contributeurs nets. La France fait partie de cette deuxième catégorie. Chaque année elle verse à l’UE environ 23 milliards d’euros et l’Union Européenne lui en restitue 14. Dans l’affaire, la France a été délestée de 9 milliards. Le tour de passe-passe, de prestidigitateur, consiste à faire croire que ces subventions proviennent de l’Union Européenne. En réalité, il s’agit bien de l’argent des Français. Imaginez que je vous demande 500 euros, que je vous en rende 300, tout en gardant 200 et, qu’en plus, je vous demande d’utiliser cet argent d’une certaine façon et, surtout, je vous impose de me dire merci. Voilà, vous avez compris le principe des « subventions européennes ».
Quant à la « publicité », la propagande devrais-je dire, sur ce que l’UE a permis. Les grands médias vous parlent des grandes réussites européennes que sont Airbus ou Ariane espace. Oui effectivement, ce sont sans conteste des réussites européennes mais qui n’ont strictement rien à voir avec l’Union Européenne. L’U.E n’est jamais intervenue dans ces réussites. Jamais. Il s’agit simplement de collaborations internationales. Rien ne s’oppose, en effet, à ce que la France, sortie de l’UE, ne mettent en place d’autres collaborations internationales. Il faut bien que vous compreniez que l’Union Européenne ne pose que des règles économiques que les Etats de l’UE doivent suivre. Ce n’est rien d’autre. C’est une supercherie. Et puis, il y a le programme « Erasmus », fierté et vitrine de l’UE. Oui, évidemment, c’est une bonne chose. Savez-vous pourtant que ce programme s’applique à 5% des étudiants de l’UE, 95% n’en bénéficient donc pas. Savez-vous que la Suisse, qui pourtant ne fait pas partie de l’Union Européenne, participe à ce programme. Preuve que l’appartenance à l’UE n’est pas nécessaire pour suivre celui-ci. Et la libre circulation des personnes à travers l’Union Européenne, c’est quand même pratique. Savez-vous que les accords de Schengen, qui permettent cette libre circulation, sont des accords totalement dissociés de l’Union Européenne. En effet, des pays comme la Norvège ou la Suisse, qui n’appartiennent pas à l’UE, font partie de l’espace Schengen. En revanche, un pays comme la Grande Bretagne, qui fait partie de l’Union Européenne, ne fait pas partie de l’espace Schengen. Si la France quittait l’Union Européenne, elle ne serait pas isolée, contrairement à ce que les médias dominants veulent vous faire croire. En effet, la France est, pour le moment, la 5ème puissance économique du monde. La France est le 2ème contributeur net de l’Union Européenne après l’Allemagne. Si la France devait quitter l’UE, il en serait fini de cette union. L’Union Européenne ne pourrait survivre à la défection de la France. Donc, ceux qui font de la politique fiction en vous disant que la France se retrouverait seule en cas de départ de l’U.E vous mentent comme des arracheurs de dents. C’est de la pure stratégie de la part de ces commentateurs arrogants qui ne veulent qu’une seule chose, à savoir protéger les intérêts des grandes firmes et multinationales sans jamais penser à l’intérêt commun, à l’intérêt collectif, à l’intérêt du peuple français.

Je voudrais vous toucher un mot des régions. Les élections régionales approchent et vous aurez l’occasion de voter ou de vous abstenir. Savez-vous qu’il fallait, jusqu’à une période très récente, procéder à un référendum, prévu dans le code général des collectivités territoriales, si l’Etat souhaitait remodeler l’une de ces collectivités territoriales (regroupement de département – article L3114-1 ; le changement de limites d’une région – article L4122-1-1 ; le regroupement de régions – article L4123-1- et la fusion d’une région et des départements qui la composent – article L4124-1).
L’Alsace a soumis ses habitants à ce référendum en avril 2013 et une très large majorité d’électeurs a refusé de fusionner la collectivité territoriale du Haut Rhin avec celle du Bas Rhin. Quelle a été l’attitude de l’Etat devant l’avis du peuple ? Et bien, l’amendement Gaymard a supprimé la condition de référendum et les régions ont été modifiées (hormis la Bretagne, l’Ile de France et la Corse) sans l’avis du peuple. Appelez-vous cela la démocratie ? L’Union Européenne a demandé à la France de faire 50 milliards d’économie afin de réduire son déficit et de tailler dans les dotations accordées aux collectivités territoriales. C’est donc l’UE qui est derrière ces coupes drastiques dans le budget des communes et des régions. Lorsque l’on parle des compétences des régions il est question des aides directes accordées aux entreprises, de la formation professionnelle, de la gestion des lycées, de l’aménagement du territoire, des transports et des décisions environnementales. L’argent est le nerf de la guerre. Où les régions vont-elles trouver les ressources nécessaires pour conduire leur politique de développement ? Actuellement, il existe des débats pour connaître le projet de chaque parti politique pour les régions. Les journalistes se plaisent à questionner les uns et les autres sur leur programme pour la région. Personne, pourtant, ne viendra vous dire que l’enjeu de ces élections n’est pas le « programme » de tel ou tel parti. Non, l’enjeu est bien national. Le 6 décembre 2015, à 20H01, le soir du premier tour, tous les commentateurs se réuniront et il ne sera question que de savoir qui va se maintenir au second tour et de déterminer si le PS, les Républicains ou le Front National ont progressé ou pas. Il ne sera plus question d’un quelconque programme. Les hommes et femmes politiques vous baladent et se moquent de vous. Mesurez donc que l’enjeu de ces élections régionales n’est pas régional mais bien national et allez voter en masse pour l’UPR.
Qui a décidé de la fusion de certaines régions avec d’autres ? Avez-vous été consultés ? Ces fusions ont été réclamées par la Commission Européenne à travers les GOPE  2014-2015 pour la France, dont vous trouverez un lien plus bas. Un extrait de ces GOPE, en date du 02 juin 2014 :  » Recommande à la France de… fixer un calendrier clair pour le processus de décentralisation en cours et à prendre des mesures préliminaires, d’ici à décembre 2014, en vue d’éliminer les doublons administratifs, de faciliter les fusions entre les collectivités locales et de préciser les responsabilités de chacun des échelons des collectivités locales; à fixer un plafond pour l’augmentation annuelle des recettes fiscales des collectivités locales tout en réduisant comme prévu les dotations octroyées par l’État ». Vous voyez, je n’invente rien, c’est la commission européenne qui façonne la « nouvelle » la France. On nous dit qu’il s’agit de faire des économies d’échelle. Rien n’est moins vrai. En effet, ce qui se cache derrière cette reconfiguration de la France c’est son démantèlement selon le bon vieux principe de « diviser pour régner ». Il s’agit de constituer des régions suffisamment grandes pour qu’elles acquièrent une certaine autonomie. Rapidement, celles-ci pourront répondre directement aux demandes de Bruxelles et l’échelon national sera occulté puis supprimé. Nos départements, hérités de la révolution française,  vont disparaître, et pourtant ceux-ci garantissaient l’égalité entre les territoires. Il s’agissait du découpage qui respectait le mieux les particularismes locaux et la mise en œuvre des politiques publiques. Dans le même ordre d’idée, les communes sont destinées à disparaître au profit des communautés de communes. Les transferts de compétences ont d’ailleurs déjà été engagés.

Tout ceci pour vous dire que l’heure est grave en France. Notre pays est en train de disparaître. Il ne maitrise actuellement plus son destin. La France ne pèse plus rien dans le concert mondial. Elle ne décide ni de sa politique économique ni de sa politique étrangère. Nous élisons des femmes et des hommes de paille qui ne font qu’appliquer des règlements, des directives et des recommandations venus de Bruxelles. Nos élus, députés et sénateurs, font de la figuration et n’ont une utilité que dans le contexte de sujets secondaires.  Les grandes orientations de politique économique -GOPE- sont fixées annuellement par un commissaire européen à la France. Notre pays soumet, en première lecture, son budget annuel à la commission européenne que le corrige et propose  des modifications. Ce n’est qu’après, qu’interviennent nos députés. Le transfert de souveraineté a bien eu lieu entre la France et la commission européenne. Je vous invite à lire l’article 55 de la constitution de la 5ème République. Il est dit : « les traités internationaux ont une force supérieure aux lois nationales ». Le président de la République étant le garant de la constitution, il est inutile d’imaginer désobéir aux traités. La France est ficelée et captive de décisions qui ne lui appartiennent plus. Si ceci n’est pas clair, alors vous me trouverez à court d’argument. C’est la triste réalité à laquelle nous sommes collectivement confrontés.

Je vous mets donc en garde. Dans un délai de 10 ans, si nous restons dans l’Union Européenne, notre pays sera au bord de l’explosion. Je vous demande donc d’entrer en dissidence. A petits pas si vous le souhaitez. Découvrez les analyses de l’UPR (sur UPR.FR), découvrez le programme de l’UPR. Vous ne prenez aucun risque. Je vous signale que ce parti rassemble au-delà du clivage droite-gauche. Je vous précise que ce parti a été classé dans les listes « diverses » par le ministère de l’Intérieur tout simplement parce qu’il est inclassable, à droite ou à gauche ou au centre. D’ailleurs, ce clivage droite-gauche, hérité de la révolution française, a-t-il toujours un sens ? Trois grandes thématiques permettaient de distinguer droite et gauche (6) :
-l’économie et le social
– les manières de vivre
– l’identité et la responsabilité.
Sur l’économie et le social, la gauche est le plus souvent interventionniste et la droite le plus souvent libérale. Sur les manières de vivre, la gauche est la plus souvent favorable au laisser-faire et la droite au conservatisme. Sur l’identité et la responsabilité, la gauche met le plus souvent l’accent sur le contexte et la droite sur la naissance. La plupart des questions politiques sont liées à ces grands thèmes : la croissance, l’emploi, la fiscalité, les services publics, la protection sociale, se rapportent à l’économie et au social ; la place de la religion, le droit à l’avortement, le mariage homosexuel, l’euthanasie, ou la dépénalisation du cannabis, se retrouvent dans les manières de vivre ; l’identité nationale, l’immigration, le droit de vote des étrangers, la lutte contre l’insécurité ou l’égalité des chances, dépendent de l’identité et de la responsabilité.
Trois thèmes majeurs, donc, sur chacun desquels on peut défendre des valeurs privilégiées par la droite ou des valeurs privilégiées par la gauche. Trois thèmes majeurs, indépendants les uns des autres, car on peut défendre des valeurs « de gauche » sur le premier, « de droite » sur le deuxième et être « partagé » sur le troisième. La grande question est donc de savoir ce que la majorité du peuple souhaite. Ce ne sont pas aux politiques, soit de gauche, soit de droite, selon l’orientation de l’assemblée nationale, de le décider mais bien au peuple interrogé à travers le référendum d’initiative populaire. Le clivage droite-gauche, que l’on nous impose, a vécu. L’avis du peuple, recueilli largement après des débats ouverts, apaiserait d’une manière certaine les tensions sociales.
Je vous demande simplement de vérifier ce que je viens de vous écrire, s’il vous arrivait d’avoir des doutes. Je vous précise, avant de conclure, que le débat sur la sortie de la France de l’Union Européenne est interdit dans notre pays. La Grande Bretagne va organiser, avant 2017, un référendum pour savoir si son peuple souhaite son maintien dans l’UE (7). Le peuple autrichien vient de présenter la même demande (8). L’Islande, qui s’apprêtait à rejoindre l’U.E, vient de lui tourner le dos définitivement à  la demande de sa population (9). Pourquoi ce débat serait-il interdit en France. Posez-vous la question. Je vous donne ma réponse. Il dérange et vient contrarier et nuire aux intérêts des firmes et multinationales. Parce que sortir de l’Union Européenne, et imposer le référendum d’initiative populaire, équivaudrait à donner définitivement sa puissance au peuple. Cela mérite d’être réfléchi, n’est-ce pas ?

Si après lecture de ce texte,  qui je dois bien le reconnaître vient bousculer des idées fortement ancrées à la suite de la diffusion de mégatonnes d’informations partisanes et trompeuses,  vous êtes convaincus, ou avez suffisamment de doutes, je vous demande de retransmettre ce texte à l’ensemble de vos contacts. Je vous précise que l’UPR est le seul parti dont les médias de grande diffusion refusent de parler. Il est interdit de paraître et ne se développe que sur internet. Ceci est simplement la preuve qu’il va à l’encontre des intérêts de l’oligarchie dominante. Faîtes votre devoir civique, entrez en dissidence, la France le vaut bien, allez voter UPR. Nous sommes probablement dans la dernière période qui peut encore permettre de changer les choses. Si l’avenir de la France, celui de vos enfants et petits-enfants, ne vous est pas indifférent, alors prenez vraiment le temps de la réflexion et pesez bien les arguments que j’ai développé au regard de ceux exposés constamment par l’oligarchie qui nous gouverne. Cela en vaut vraiment la peine. N’oubliez pas que sur notre planète 50% des richesses sont détenues par 10% de la population, tandis que 90% de l’humanité se partage l’autre moitié. Merci de votre attention.

(1) Notre époque 15.09.2014 (notre-epoque.fr)
(2) Wikipédia pacte de Quincy
(3) Les crises.fr du 24.11.2015 « autopsie d’un monstre »
(4) Les moutons enragés du 17 septembre 2015 (lesmoutonsenrages.fr) « l’enquête sur les luxleaks »
(5) Le journal du net (journaldunet.com) « le smic dans les pays de l’U.E en 2015 » du 07.05.2015
(6) Laurent Cald « êtes-vous de droite ou de gauche » éditions « j’ai lu »
(7) Wikipédia « débats sur le retrait du Royaume-Uni de l’U.E »
(8) Le cercle de volontaires (cerclesvolontaires.fr) « l’Autriche en route pour un référendum sortie U.E » 03.07.2015
(9) Le monde (lemonde.fr) « L’Islande annonce le retrait de sa candidature à l’U.E » du 12.03.2015

Pour aller un peu plus loin :
– Les grandes orientations de politique économique –GOPE-  2014-2015 pour la France
– http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2014/csr2014_france_fr.pdf

– Changer d’Europe

–    Corrélation entre temps de parole et élection

http://notNotre-epoque.fr/2014/09/internet-et-temps-de-parole-mediatique-medias- et-elections-4/

– Qui détient les médias

–    Vive l’Europe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi voter UPR dimanche ? Dénis de démocratie & Pleins pouvoirs à Bruxelles …

page de garde doc miniconf 2
Pourquoi voter UPR dimanche ? Dénis de démocratie & Pleins pouvoirs à Bruxelles …
Support mini-conférence à Sallanches

Bonjour à tous,

Envie de vous inviter à voter, et à voter UPR ce dimanche.
La proposition est claire.
Pour illustrer le propos, un document à lire tranquille, avec un peu de temps pour pouvoir consulter les liens vers des articles ou vidéos.

Les personnalités politiques en général proposent des mots creux souvent pétris de mensonges ; ce qui n’invite, ni à voter, ni à s’engager en politique. En 2010 j’ai découvert l’UPR, adhéré en 2013 et me voilà, contre toute attente, n°2 sur la liste de Haute-Savoie. Parce qu’à l’UPR, j’ai trouvé des gens censés avec des analyses sérieuses et des propositions concrètes, tout simplement. Oui. OUI!

Une fois que vous aurez lu attentivement ou parcouru le document ci-dessous, LA QUESTION SERA:
Allez-vous encore une fois faire confiance aux mêmes qui brouillent les pistes, enfument leurs électeurs, les trahissent …
Réfléchissez …   N’avez-vous pas le sentiment d’avoir été floué ?
ET vous iriez recommencer ???

Pensez, parlez, pour le moment c’est encore autorisé 🙂

Eveline REYT
N°2 sur la liste UPR Haute-Savoie
Conception/réalisation de ce document
Facebook : https://www.facebook.com/eveline.reyt

 

Liens vers têtes de liste UPR :

Alain FEDELE, Tête de liste région Auvergne et Rhône-Alpes
Programme et présentation:
http://regionales2015.upr.fr/region/auvergne-rhone-alpes
Facebook: https://www.facebook.com/fedeleregionales2015/
Twitter: https://twitter.com/UPR_FEDELE_ARA

François ASSELINEAU
Président-fondateur de l’UPR,
Tête de liste région Ile-de-France

Programme et présentation: http://regionales2015.upr.fr/region/ile-de-france/
Facebook: https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau
Twitter : https://twitter.com/UPR_Asselineau

Jean-François GOURVENEC (pour mes amis bretons)
Tête de liste région Bretagne
Programme et présentation: http://regionales2015.upr.fr/region/ouest/
Facebook: https://www.facebook.com/Jean-Fran%C3%A7ois-Gourvenec-UPR-R%C3%A9gionales-2015-776420235709269/?fref=ts
Twitter: https://twitter.com/UPR2015Bretagne

 

Réunion publique à Sallanches le mardi 1er décembre à 20h

Salle St-Eloi,
147 rue Pellissier à Sallanches

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La rue Pellissier est la rue à droite avant la poste en venant de Genève.
Plan : https://goo.gl/maps/7UExi9AC9cx
Covoiturage : http://www.covoiturage.hautesavoie.fr/vers/reunion-publique-upr-74-elections-regionales
La salle est située à 700m de la gare.
Contact/organisation : Eveline REYT 06.37.98.07.31

Notre souhait le plus large est de vous donner envie de vous intéresser à la politique, ce qui se passe chez nous et dans le monde.
On peut vite se sentir dépassé!

Ah, si je pouvais comprendre pourquoi la France et les français vont si mal ?
Rencontrer l’UPR m’a permis de lever le voile.

 

Peut-être sommes-nous à l’UPR ce dont vous « rêvez » en politique:

  • Des personnes nouvelles, compétentes, sérieuses
  • Qui se préoccupent du bien-être des personnes et de leurs intérêts
  • Qui présentent des analyses étayées, sans œillères, à partir de sources inattaquables
  • Qui proposent des solutions concrètes pour que la situation s’améliore, sans pour autant croire qu’elle sera instantanément formidable.

Nous vivons actuellement un DÉNI DE DÉMOCRATIE au profit d’une oligarchie euro-atlantiste peu occupée par l’intérêt des français, et des peuples en général.

L’UPR* est un mouvement de LIBÉRATION qui rassemble des français de gauche comme de droite dans le but de sortir de l’UE, de l’EURO et de l’OTAN, afin de reprendre en main notre destinée, et ce, en tout légalité.

Que vous votiez ou pas, pour qui que vous votiez, intéressez-vous aux analyses de l’UPR. Ce qui compte : apprendre, réfléchir, faire des liens…

Au plaisir de vous retrouver mardi prochain 1er décembre.
Eveline Reyt, candidate sur la Liste UPR de Haute-Savoie (n°2)


UPR: Union Populaire Républicaine
Union
parque qu’on se rassemble
Populaire, car nous venons de toutes parts, de tous bords, et que l’intérêt général nous motive
Républicaine, pour les valeurs, et par exemple : séparation des pouvoirs, Etat de droit, laïcité …

Alain FEDELE, tête de liste pour la région. Programme et présentation
http://regionales2015.upr.fr/region/auvergne-rhone-alpes
Son facebook: https://www.facebook.com/fedeleregionales2015/
Son twitter: https://twitter.com/UPR_FEDELE_ARA

Actualité, analyses, conférences: http://www.upr.fr

 

Pollution atmosphérique record en Haute-Savoie : point sur la situation

Les premières grosses chutes de neige qui sont bel et bien arrivées, rajoutent des cohortes de touristes à des cohortes de camions. Nous ne  pouvons que nous inquiéter d’une situation qui ne fait qu’empirer. En effet, le 6 janvier 2014, par une lettre adressée aux autorités publiques, 89 médecins de la vallée de l’Arve tiraient la sonnette d’alarme sur les effets de la pollution atmosphérique sur la santé publique http://www.arsmb.com/index.php?fname=news.php&news_type=6 .

Le 6 décembre dernier c’était par un blocage temporaire du tunnel du Mont-Blanc que des citoyens appelés bonnets blancs en opposition aux bonnets rouges bretons, dénonçaient la non sur-taxation du transport routier de marchandises http://www.arsmb.org/alternatives et l’inertie politique face à cette situation désastreuse. Lire la suite

Gouvernement mondial utopie ou totalitarisme ?

Ce qui pourrait en premier abord être une bonne idée en est-elle une vraiment? Si une organisation mondiale démocratique au sens étymologique du terme pouvait voir le jour cela serait peut-être le signe d’une maturité de l’espèce humaine. Cela signifierait que les êtres humains sont capables de dépasser leurs intérêts individuels, leurs différences ethniques, religieuses, linguistiques, culturelles, les conflits hérités du passé et travailler en commun pour leur avenir, celui de la terre et si ce n’est celle-ci au moins de la vie. Bref cela pourrait être le projet de former une communauté humaine sensible, intelligente et unie. Lire la suite

Elle est morte en France depuis près de 5 ans: La Démocratie

Image

795_eu_fascism_sweden
Le 7 Février 2008, la grande majorité des politiciens français tuaient la Démocratie Française dans l’indifférence (ou la complaisance) la plus totale des médias et des syndicats.

Ces personnes, élues par le peuple, trahissaient leur devoir en ne représentant plus la voix de leurs administrés.
Vote au congrès: Traité de Lisbonne : le Congrès vote à une écrasante majorité la révision de la Constitution

Vote au parlement: Le Parlement français ratifie le traité de Lisbonne

SNAG-0027

 

Vous trouverez dans cette article la liste des votants et de leur choix:

Lire la suite

Syndicats Jaunes + GOPE = Flexibilité de l’emploi en France

25.05.Syndicats.manifestation.630.420_scalewidth_630

Nous avons démontré dans un précédent article que la réforme des retraites fut décidée à Bruxelles en 2002-2003 par des personnes non élues par le peuple Français et que, dans un avenir très proche, nous allons voir notre durée de cotisation se rallonger une nouvelle fois pour se conformer aux directives européennes . (Réforme des retraites – la vérité)

Nous allons aborder aujourd’hui un sujet d’actualité –  » la Flexibilité de l’emploi » – que soi-disant les Syndicats combattent. Nous allons démontrer que comme pour la réforme des retraites, les syndicats ont déjà approuvés au niveau européen cette flexibilité de l’emploi et que leur révolte n’est que de façade.

Lire la suite

OTAN en apporte la guerre

J’ai choisi cette semaine de diffuser quelques extraits d’un article paru dans Le Monde Diplomatique de ce mois de mars 2013. Il est question de l’OTAN dans cette lettre ouverte de Régis DEBRAY. Il conteste l’analyse de Hubert VEDRINE, qui a été chargé par notre président, François HOLLANDE, de tirer le bilan du retour de la France dans le commandement intégré de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord. Mr VEDRINE,conclu, que revenir sur la décision prise par Nicolas SARKOZY en 2009 « ne donnerait à la France aucun nouveau levier d’influence ». Ce que Régis DEBRAY conteste. Je vous présente quelques paragraphes de cette lettre ci-dessous:

OTAN 28 pays

… »Considérablement étendue. Douze pays en 1949, vingt-huit en 2013 (avec 910 millions d’habitants). Le pasteur a doublé son troupeau. L’Alliance était atlantique, on la retrouve en Irak, dans le Golfe, au large de la Somalie, en Asie centrale, en Libye (où elle a pris en charge les frappes aériennes). Militaire au départ, elle est devenue politico-militaire. Elle était défensive, la voilà privée d’ennemi mais à l’offensive. C’est le nouveau benign neglect des Etats-Unis qui aurait à tes yeux changé la donne. Washington a viré de bord, vers le Pacifique, avec Pékin et non Moscou comme adversaire-partenaire. »…

… »D’autant que les Américains, ça leur fait l’effet d’une insulte dès que nous n’acceptons pas d’être leurs satellites (de Gaulle). »…

… »Nous parlons par exemple de commandement intégré, quand c’est le leader qui intègre les autres, mais garde, lui, sa liberté pleine et entière. L’intégration n’a rien de réciproque. Aussi les Etats-Unis sont-ils en droit d’espionner (soudoyer, intercepter, écouter, désinformer) leurs alliés qui, eux, se l’interdisent; leurs soldats et leurs officiers ne sauraient avoir de comptes à rendre devant la justice internationale, dont seuls leurs alliés seront passibles; et nos compagnies aériennes sont tenues de livrer toutes informations sur leurs passagers à des autorités américaines qui trouveraient la réciproque insupportable. »…

E-U+OTAN+Eu

… »Elle complique même le fonctionnement du système international parce que, incapable de signer une convention renonçant au droit d’utiliser la force, l’OTAN ne se conforme pas au droit international. Le non-recours à la force est impossible à l’OTAN car elle est précisément faite pour recourir à la force quand bon lui semble. Elle ne s’en est d’ailleurs pas privée, sans consulter le Conseil de sécurité des Nations unies. Par conséquent, je ne vois pas très bien ce qu’un pays comme la France peut espérer de l’OTAN, une organisation inutile et nuisible, sinon qu’elle disparaisse. »…

… »Sont à l’ordre du jour des coalitions ad hoc, des coopérations bilatérales, des arrangements pratiques, et non un monde bichrome et manichéen. L’OTAN est une survivance d’une ère révolue. Les Guerres classiques entre Etats tendent à disparaître au bénéfice de conflits non conventionnels, sans déclaration de guerre ni lignes de front. Au moment où les puissances du Sud s’affranchissent de l’hégémonie intellectuelle et stratégique du Nord (Brésil, Afrique du Sud, Argentine, Chine, Inde), nous tournons le dos à l’évolution du monde. »…

extrait de la lettre de Régis Debray à Hubert Védrine

Ces propos n’engagent bien sûr que l’auteur de ce texte. Cependant il est intéressant de trouver ce genre de position sur l’OTAN dans un grand journal qui est diffusé bien au-delà de nos frontières (47 éditions internationales en 28 langues…). Cette analyse de Mr Debray, très bien argumentée, rejoint sur le fond l’analyse défendu par l’UPR, à savoir l’urgence de sortir la France de l’OTAN.

Retrouvez le lien de cet article sur Le Monde Diplomatique: http://www.monde-diplomatique.fr/2013/03/DEBRAY/48843

Ce journal donnera bien sûr un droit de réponse à Mr Hubert Védrine dans son prochain numéro.

Vous pouvez retrouver une analyse détaillée de l’UPR (de notre site national) sur l’ambiguité de l’attribution du prix Nobel de la Paix à l’Union Européenne en octobre 2012 sur: http://www.u-p-r.fr/actualite/france-europe/prix-nobel-union-europenne

L’OTAN est une chose, l’Union Européenne en est une autre me direz-vous. Mais il est surprenant de retrouver le même fédérateur pour chacune de ces structures, militaire d’un côté (avec l’OTAN) et politique de l’autre (avec l’UE). Un fédérateur qui pour le coup est loin d’être européen !!! Voici une vidéo, conçue par un de nos militants, pour mieux comprendre la dynamique de la construction européenne:

Retrouvez l’article complet lié à cette vidéo sur: http://www.u-p-r.fr/actualite/france-europe/leurope-cest-la-guerre

JL